I DEFINITION
Tout d’abord il faut savoir à quoi ressemblent les hanches d’un chien en l’absence de toute dysplasie.
La situation normale veut que la tête de fémur s’emboîte correctement et complètement dans la cavité du bassin, appelé acétabule ou cavité glénoïde. Elle y est maintenue grâce à une capsule fibreuse qui enveloppe l’articulation, par les muscles de la région (les fessiers entre autres) et par un ligament dit ligament de la tête, qui la fixe au fond de la cavité glénoïde.
En présence de dysplasie de la hanche, la tête se « promène » anormalement dans sa cavité. A plus ou moins long terme, ce mal fonctionnement va déboucher sur l’apparition progressive d’arthrose, et d’une déformation de la cavité, cela handicapera le chien et provoquera chez lui de grandes douleurs.
ATTENTION : soyez vigilant !
Avant toute chose, il faut savoir qu’en élevage, et même pour les particuliers quand ils veulent etre sérieux, pour toutes les grandes et moyennes race, seuls les reproducteurs radiographiés des hanches A ou B sont tolérés. Alors si vous comptez acheter un chien renseignez vous auparavant sur l’état des hanches des parents et n’hésitez pas à demander les radios. Il existe comme de partout, des « magouilles » qui font que les chiens dysplasiques sont comme par magie A au niveau des hanches, donc regardez de visu les parents, voyez comment ils marchent, comment ils se tiennent.
II LES CAUSES
Elles sont multiples, et même si le facteur héréditaire ne fait nul doute, d’autres facteurs peuvent également être mis en cause.
Les facteurs d’élevage et environnementaux sont important dans l’apparition de la maladie: une alimentation de bonne qualité, bien équilibrée, en minéraux en particulier (calcium et phosphore) est primordiale pour la croissance de ces chiens de grand format.
De même qu’un excès d’exercice et des traumatismes articulaires chez des jeunes chiots peuvent favoriser l’apparition de troubles de la croissance tels que la dysplasie de la hanche.
Ainsi, pour tout chiot, en particulier de moyenne et grande race, il est totalement déconseillé de pratiquer l’agility ou autre sport trop jeune. Les sauts ne doivent pas être réalisés avant les 1 an du chien, certains clubs mettent des toutes petites barrières en fonction de l’age du chien. Mais il faut être méfiant sur les sauts, car en sautant (même pour atterrir dans le coffre de votre voiture) le chien tombe de tout son poids sur ses articulations (pattes arrière).
Certains facteurs environnementaux, comme les courses sur un carrelage glissant peuvent aussi avoir de grandes conséquences dans le développement du chiot et être un des facteurs d’une dysplasie.
Les escaliers, sont aussi à proscrire !!! Si vous avez des escaliers, et pas d’autres choix que de les emprunter, PORTEZ VOTRE CHIOT, si celui-ci devient trop lourd, faite les lui monter en laisse et doucement.Les jeux assez brutaux où les chiens jouent ensemble sont aussi à surveiller chez un jeune chiot.Sans rentrer dans la paranoïa, il s’agit d’être vigilant.
La dysplasie peut aussi être aggravée, voire provoquée par certaines manipulations, comme le protocole de prise des radios. D’où l’intérêt de respecter l’age de confirmation de chaque race avant de réaliser une radio des hanches. La dysplasie peut présenter des gradations diverses, elle peut aussi passer totalement inaperçue. Et les boiteries de croissance existent chez les chiots comme chez les enfants.
Un chien peut être parfait à six mois pour se retrouver gravement dysplasique à un an, en fonction des conditions dans lesquelles s’est effectuée sa fin de croissance, période la plus sensible car le chien est lourd pour des articulations toujours fragiles.
En revanche, la nage est excellente pendant la croissance du chien, et 2 à 3 séances de natation par semaine (jusqu’à 7/8 mois, et 4 ou 5 séances après) lui éviteront à coup sûr des problèmes articulaires. Bien sur toutes les races n’ont pas le même enclin à aller nager, mais je connais des akitas qui sont aussi à l’aise dans l’eau qu’un poisson !! Alors dès le jeune âge, il faut les habituer !
Attention, une fois installée, la dysplasie ne se disparait pas, quand bien même certains proposent des traitements à vie aux propriétaires aussi crédules que désarmés. Le chien apprend à compenser son handicap de manière à mener une vie normale, certains peuvent même devenir de grands sportifs, tels quelques grands champions de travail anglais (pour les Labradors) dont on a pu constater avec stupeur le degré élevé de dysplasie.
III SIGNES DE LA MALADIE
Comme nous l’avons indiqué plus haut, les moyennes et grandes races sont plus touchées que les petites. En effet le poids joue un rôle important dans la dysplasie.
Il n’est pas toujours évident de repérer les premiers signes, et à l’inverse, il ne faut pas être paranoïaque.oChez les jeunes chiots, on pourra d’abord remarquer une démarche bizarre, chaloupée (le chien dandine du train arrière). Toutefois, de nombreux chiots présentent cette démarche, qui ne présume pas d’une quelconque évolution vers un problème grave. Les premières douleurs peuvent apparaître vers l’âge de 6 à 8 mois, mais elles peuvent également passer inaperçues et se résoudre rapidement.
On peut également entendre « craquer » au niveau des hanches, un craquement assez fort, lorsque le chien joue ou vous fait la fête. On peut aussi remarquer que quand il court, le chien se tracte avec son avant-main plutôt qu’il ne se pousse avec son arrière-main ; il court aussi en « lapin » (avec les deux pattes arrieres jointes)
Le chien se couche plus aisément les pattes allongées sur le coté plutôt qu’en « sphinx »
Le chien couine quand on le caresse sur les hanches
Immobile, le chien se supporte sur une patte plus que sur une autre
Les signes d’appel sont ensuite liés au développement plus ou moins précoce d’arthrose.
Le chien présente une boiterie, principalement à froid, c’est-à-dire le matin ou après être resté longtemps couché.
Les signes et le développement de l’arthrose sont toutefois très variables d’un chien à l’autre: certains chiens présentant une dysplasie très importante (grande laxité articulaire) ne développeront pas d’arthrose avant cinq ou six ans, alors que d’autres présentant un léger défaut seront atteints très tôt et de façon intense. Chaque chien réagit différemment face à une dysplasie des hanches.
Si vous avez le moindre doute, allez consultez votre vétérinaire ou un vétérinaire spécialisé en orthopédie, ou encore une Ecole Nationale Vétérinaire.
IV LE DIAGNOSTIC
Pour preuve une petite explication :
A) PROTOCOLE DE RADIOGRAPHIE DES HANCHES
Pour détecter UNE DYSPLASIE DES HANCHES il faut impérativement attendre que la croissance du chien soit terminée. C’EST TRES IMPORTANT au vu du protocole lié à la radiographie (chien anesthésié, installé sur le dos, les pattes attachées et mises en hyper extension…).
Pour satisfaire au protocole, les fémurs doivent être parfaitement parallèles, les rotules au zénith, ce qui n’est possible qu’en étirant le chien, comme le montre le croquis, chacun tire avec force de son coté tout en effectuant un mouvement de rotation sur les fémurs, de façon à ce que les rotules soient au zénith. Pour pouvoir obtenir ce positionnement peu naturel pour un quadrupède, la majorité des vétérinaires trouve plus confortable d’ anesthésier le chien (ce qui, non seulement comporte le risque inhérent à toute anesthésie, mais modifie bien évidemment le tonus musculaire, ce qui, ajouté à la laxité ligamentaire propre aux jeunes chiens peut, dans les cas où il n’y a pas de lésions, donner une radio qui n’a pas la moindre signification, la mesure de l’angle de Norberg n’ayant aucune valeur chez un chien n’ayant pas terminé sa croissance).
Il n’est pas difficile de comprendre que ce genre de manipulation peut, en outre, chez un chien en pleine croissance, provoquer une luxation induite de la hanche.
INFORMATION IMPORTANTE :
La SCC en date du 13 juillet 2007 a fait le communiqué suivant: Lorsqu’un vétérinaire pratique une radiographie sur un chien afin de déterminer s’il souffre ou non de dysplasie de la hanche, il doit pratiquer une anesthésie ou donner un sédatif afin que les muscles se relâchent lors de la radiographie.
Dans un mail du 13/07/07, le Professeur Genevois précise : La circulaire FCI étant très précise, les radiographies sur animaux vigiles ne pourront plus faire l’objet d’une interprétation officielle. Pour permettre aux personnes qui disposent de clichés déjà effectués cette décision (refus d’interprétation) sera mise en application qu’à partir du 1er octobre 2007.
une fois la radio réalisée, on va pouvoir définir un stade de dysplasie, car il existe des degrés différents.Il faut savoir que pour avoir une lecture officielle, il faut envoyer la radio à un lecteur officiel, car tous les vétérinaires ne sont pas aptes à mettre une lettre sur une radio.De même que ce n’est pas la lettre qui est tant important, mais la dysplasie et les soins à mettre en place.
B) DEFINIR UN DEGRES
La dysplasie se mesure actuellement par l’analyse d’un cliché radiographique des hanches en extension. Ensuite la lecture se fait par deux points précis :
- La qualité de l’acétabulum (cavité dans l’os de la hanche), qualité de la tête de fémur, et congruence (accord) entre ces deux parties de l’articulation.
- Mesure de l’angle de Norberg-Olsson (voir schéma ci-dessous)
Stade A signifie indemne de dysplasie: la coaptation entre la tête fémorale et l’acetubulum est parfaite et l’angle de Norberg-Olsson est supérieur ou égal à 105°.
Stade B signifie hanche sensiblement normale: ce stade correspond à deux possibilités, soit la coaptation entre la tête fémorale et l’acetabulum est bonne et l’angle de Norberg-Olsson est compris entre 100 et 105° soit la coaptation entre la tête fémorale et l’acetabulum est imparfaite et l’angle de Norberg-Olsson est supérieur ou égal à 105°.
Stade C signifie dysplasie légère : la coaptation entre la tête fémorale et l’acetabulum est imparfaite et l’angle de Norberg-Olsson est compris entre 100 et 105°. Il peut y avoir présence de légers signes d’arthrose.
Stade D signifie dysplasie moyenne : la coaptation entre la tête fémorale et l’acetabulum est mauvaise et l’angle de Norberg-Olsson est compris entre 90 et 100°. Il peut y avoir présence de signes d’arthrose.
Stade E signifie dysplasie sévère : l’angle de Norberg-Olsson est inférieur à 90 ° et on note une surluxation avec d’éventuels signes majeurs d’arthrose.
C) les types de dysplasie Chaque chien peut avoir une dysplasie différente :
- une hyper laxité, des ligaments trop laxes pour maintenir correctement la tête de fémur dans son axe
- des cavités mal faites, trop carrées, pas assez rondes, aux contours irréguliers
- des têtes de fémur mal faite, trop carrées, ou pas assez rondes pour pouvoir s’emboîter correctement dans les cavités
- une absence de cavité pour recevoir les têtes de fémur.
D) LES LIMITES DE LA METHODE : une des grosses difficultés est la détermination des centres des têtes de fémur puisqu’ils déterminent une des droites de base pour mesurer l’angle de Norberg-Olsson.
Une erreur de 1 mm peut provoquer un écart de 3° dans la mesure de l’angle !
L’autre vient de la position requise pour la réalisation de la radio qui entraîne une torsion des tissus mous de la hanche et tend à remettre les têtes fémorales à leur place dans l’acétabulum, ce qui peut masquer une subluxation et qui entraîne l’apparition de faux négatifs !
Une fois chez le vétérinaire, celui-ci évaluera s’il est nécessaire ou non de faire une radio des hanches. Cette radio ne se réalise qu’en cas de doute, et de suspicion de dysplasie car sinon elle peut faire plus de mal que de bien.
V LES TRAITEMENTS
A) traitement CHIRURGICAUX
Plusieurs techniques chirurgicales sont utilisées. Aujourd’hui ces procédures permettent d’espérer un pronostic favorable chez la presque totalité des patients souffrant de dysplasie de la hanche :
La TOB : triple ostéotomie du bassin
La TOB : elle est considérée comme le traitement de choix de la dysplasie :
- Elimine la douleur
- Permet un retour à une vie active
- Arrête ou ralentit significativement la progression de l’arthrose
- Préserve l’articulation coxo-fémorale.
Principe : L’hémipelvis est sectionné à trois endroits afin de permettre une rotation ventrolatérale de l’acétabule. L’hémipelvis est fixé dans cette position à l’aide d’une plaque orthopédique spécialement conçue. Cette relocalisation de l’acétabule assure une couverture acétabulaire pour la tête fémorale et en conséquence une meilleure congruence articulaire.
Candidats : Les candidats à ce type de chirurgie doivent répondre à des critères bien précis, ces patients sont encore en période de croissance et la maladie est au début de son évolution.
- Présence clinique ou radiologique de laxité articulaire dynamique,
- L’articulation coxo fémorale doit être encore saine : tête fémorale ronde et acétabule profond.
- Le cartilage articulaire doit être intègre,
- Absence de lésions d’arthrose ou arthrose minimale.
- Evide.
Postopératoire : Repos complet 6 à 8 semaines.
Complications : Peu fréquentes et généralement sans séquelles permanentes :
- Déficit neurologique (neuropraxie du nerf sciatique)
- Défaillance des implants
- Infection.
Chirurgie du membre opposé : 2 à 6 semaines suite à la première intervention. La venue de nouveaux implants permet aujourd’hui d’opérer simultanément les deux hanches.
La RTCF : résection de la tête du col du fémur
LA RTCF : Pour des raisons économiques et techniques, cette chirurgie est la plus utilisée dans le traitement de la dysplasie de la hanche :
- Elimine la douleur dans + ou – 85 % des cas.
- Permet un retour à une vie fonctionnelle
- Degré d’activité variable selon le patient
- Résultats difficiles à prévoir chez les plus gros chiens (> 25 kg)
- L’articulation n’est pas préservée.
Principe : Il y a l’exérèse de la tête et du col fémoral. L’articulation sera dorénavant supportée par la musculature locale et par la formation d’une fausse articulation fibreuse. L’amplitude de mouvement définitive de cette fausse articulation est dépendante de « l’élasticité » du tissu fibreux. Le succès de l’intervention repose sur l’utilisation rapide du membre opéré (élasticité accrue du tissu fibreux)
Candidats : Théoriquement tous les chiens peuvent subir cette intervention par contre le pronostic varie s’un sujet à l’autre selon les caractéristiques physiques et son tempérament. Les meilleurs candidats sont :
- Tempérament fougueux, actif malgré la maladie.
- Masse et tonus musculaire acceptable.
- Chien de moins de 25 kg.
Postopératoire :
- Favoriser l’utilisation rapide du membre,
- Analgésie prolongée pour favoriser l’utilisation du membre,
- Physiothérapie.
Complications : Elles sont rares :
- douleur persistante due à un contact « os-os » entre le site d’ostectomie fémorale et l’acétabule.
Chirurgie du membre opposé : respecté un minimum de 8 semaines entre les deux interventions. Idéalement le membre opposé est opéré lorsque le premier est fonctionnel et non douloureux (4 mois et plus).
La prothèse totale de hanche
PROTHESE TOTALE DE HANCHE : C’est la meilleure alternative à la TOB du point de vue fonction et mécanique de la hanche, surtout chez les très gros chiens. Son prix en limite par contre l’utilisation :
- Elimine la douleur,
- Utilisation rapide du membre,
- Retour à une vie active,
- Améliore le pronostic des chiens de grandes races et races géantes.
- L’articulation n’est pas préservée.
Principe : Il y a exérèse de la tête fémorale et d’une portion du col fémoral et mise en place d’une prothèse fémorale. Il y a approfondissement et modelage de l’acétabule puis mise en place de la prothèse acétabulaire. La prothèse est maintenue en place à l’aide de ciment à os (polyméthylmétacrylate) pour les prothèses cimentées ou à l’aide de vis pour les prothèses non-cimentées.
Candidats : Tout comme la RTCF cette méthode en est une de dernier recours. Elle est généralement recommandée lorsque les symptômes sont persistants et qu’ils entraînent un inconfort chronique et non traitable par l’approche conservatrice. Certains critères doivent être respectés :
- Chiens de plus de 20 kg,
- Chiens dont la période de croissance active est terminée,
- Absence de problèmes neurologiques concomitants,
- Absence de toutes sources d’infection (dermatite, cystite, otite…) lorsque la prothèse utilisée est cimentée.
Postopératoire : Repos complet 8 semaines et réévaluation annuelle.
Complications : Selon le type de prothèse utilisé, le taux de complications varie de 5 à 15 %. Elles sont souvent majeures et nécessitent généralement une seconde intervention chirurgicale :
- Luxation de la hanche,
- Décollement aseptique de l’implant,
- Décollement septique de l’implant (ostéomyélite),
- Fracture.
Chirurgie du membre opposé : respecter un minimum de 16 semaines entre les deux
B) traitements autres
- médicamenteux : pour tout chien dysplasique et avec l’accord de votre vétérinaire, celui-ci aura besoin de traitements dits chondro-protecteurs, sous forme d’injections ou de comprimés et granulés, qui se font par cure, et permettent de ralentir l’évolution de l’arthrose et de réduire également la douleur. Si la douleur est trop forte, le vétérinaire préconisera alors des anti inflammatoire. Les anti-inflammatoires sont à utiliser essentiellement en cas de crise, mais il ne faut pas oublier que :
- ils masquent la douleur (donc le chien va faire des choses interdites : sauts, courses folles…car il ne sentira pas la douleur).
- à + ou – long terme problèmes rénaux… ou autres
- ostéopathie :
L’ostéopathe canin peut soulager au mieux votre chien dysplasique et lui rendre une vie plus agréable. Les séances sont assez cheres, et les prix assez disparates en fonction de votre région, mais j’encourage chacun à aller en consulter un pour son chien.
- une bonne hygiène de vie :
Un chien peut parfaitement vivre avec une dysplasie sans aucune intervention s’il ne souffre pas. En mettant en place des gestes et habitudes simples au quotidien :
- Pas de sauts.
- Pas d’escaliers.
- Pas de courses folles ou de jeux brutaux avec d’autres chiens.
- Protéger les sols carrelés avec des tapis anti-dérapant pour éviter les glissades.
- Muscler le chien = le faire NAGER ou lui faire monter et descendre EN LAISSE (doucement) des pentes douces et herbeuses.
- Eviter les balades sur le béton ou le bitume, favoriser les endroits herbeux ou sous bois.
- Apport de chondroïtine pour favoriser la fabrication des cartilages.
- Eventuellement modifier son alimentation (certaines croquettes contiennent + de chondroïtine que d’autres)
- Mesurer régulièrement son tour de cuisse (tjrs par la même personne, et au même endroit) afin de repérer une fonte musculaire.
- Consulter un ostéopathe canin 1 à 2 fois par an, afin de soulager le chien souffrant.
- la nage :
il n’y a rien de mieux pour muscler un chien que de le faire nager !
bien sur que ce n’est pas forcément évident, et si certains sont à l’aise, d’autres le sont beaucoup moins, meme en leur lançant des objets dans l’eau pour qu’ils aillent les chercher.
pour ceci il existe encore une technique, que nous, propriétaires de chiens dysplasiques utilisons.
il s’agit d’harnacher le chien, il faut alors le porter dans l’eau pour avoir de l’eau jusqu’à mi-taille. ensuite on laisse le chien entrer doucement dans l’eau, puis d’une main on le tiens par le harnais, et de l’autre on maintient sous le ventre.
le chien de la sorte, nage en sur place, et cela lui permet de se muscler.
il faut commencer doucement, car c’est un effort sportif, et un chien qui n’est pas habitué il ne faut pas y aller trop fort.
on commence d’abord par 3 fois 3 minutes, pour laisser le chien respirer entre chaque « séance ». pour aller ensuite vers des durées progressivement plus longue, l’idéal etant 4x 5 minutes et 2 à 3 fois par semaine.
pour ceux qui n’ont pas de lac à proximité il existe quelques rares centre d’hydrothérapie. c’est assez onéreux mais cela marche tres bien.
Certains chiens peuvent éviter les opérations qui sont en général assez lourdes et assez onéreuses, uniquement avec l’association d’une bonne hygiène de vie + nage + traitement condo protecteur + ostéopathe. Les effets de ces traitements combinés se font en général assez vite ressentir, et on peut voir une amélioration du chien assez rapidement.Certains chiens font alors des mouvements qu’ils ne réalisaient pas auparavant, et on les sent plus à l’aise.
Il ne faut pas être pessimiste et penser de suite catastrophe, opération.
Avec le temps le chien aura tendance à marcher le dos rond et les fesses rabaissées, cette position pour le moins inhabituelle est une position logique que les chiens dysplasiques prennent pour éviter de moins souffrir. Il ne faut pas s’alarmer. c’est aussi pour cette raison que les chiens dysplasiques ne pourront plus faire d’expositions canines, car ils auraient une mauvaise démarche.
Ils marchent aussi de manière chaloupées, et les pattes arrières peuvent être soient rentrées à l’intérieur soient à l’extérieure. De même que pour un chien dysplasique, il est important de prévenir son éleveur dès la dysplasie détectée.
Attention
Un éleveur a obligation de faire radiographier ses reproducteurs, et en élevage, seuls les sujets de degré A ou B sont autorisés. Alors soyez vigilant, et n’hésitez pas à demander à voir les radios des parents. Comme nous l’avons dit en introduction, la dysplasie relève de plusieurs cause, alors tant qu’à faire, autant éliminer le plus possible le facteur héréditaire.
Si votre chien est dysplasique et si le dialogue avec l’éleveur est rompu vous avez des recours légaux
La dysplasie de la hanche est inscrite sur la liste des vices rédhibitoires du chien. Cette inscription permet à l’acheteur de se faire rembourser intégralement le chien s’il a été vendu avec ce vice caché. Toutefois, en aucun cas le vendeur n’est tenu de rembourser les frais de traitement occasionnés par la maladie s’ils ont été pratiqués sans son accord.
De plus, le délai légal pour assigner le vendeur en justice, au tribunal d’instance, est de trente jours francs après livraison de l’animal. Etant donné l’âge d’achat d’un animal (deux mois environ) et le développement souvent tardif des signes de la maladie, il est rare de pouvoir intenter une action en justice pour ce motif. Les seuls recours légaux passés ce délai d’un mois sont en théorie la nullité de vente fondée soit sur une erreur de la qualité substantielle de l’animal acheté (le chien ne correspond pas à l’utilisation qu’on voulait en faire, si tant est qu’elle ait été précisée lors de l’achat), soit sur le dol (vente d’un objet présentant un défaut en toute connaissance de cause : encore faut-il le prouver !).
Sans parler de vice rédhibitoire, la dysplasie est aussi considérée comme vice caché, car elle rend l’animal impropre à sa destination, animal de compagnie, chien d’exposition, chien de travail etc.
Dans notre loi, le chien est encore considéré comme un meuble, et on parle donc de vice caché au même titre que pour un quelconque objet.
Dans tous les cas, l’idéal est de parvenir à un accord amiable en contactant l’éleveur. D’autant que tout ce que vous pouvez obtenir légalement en ayant recours à ces différentes actions en justice est le remboursement du chien, en échange de sa restitution; et il n’est pas facile de rendre un animal avec lequel on vit depuis parfois longtemps. Par ailleurs, les éleveurs font beaucoup d’efforts aujourd’hui pour lutter contre cette maladie qui touche de plus en plus de race et d’individus parmi ces races. Ils sont donc très attentifs et intéressés par le devenir de leurs animaux et la qualité de leurs reproducteurs vis-à-vis de ce vice.
Néanmoins à titre personnel, je vois beaucoup de particuliers obtenir gain de cause en invoquant le vice caché, et les juges devant l’état de l’animal n’impose pas la restitution du chien, au titre de son état de santé, et du fait que sa famille est attachée a lui.
Pendant toute la croissance de votre chiot, soyez vigilant.